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	<title>Hommage &#8211; AFHJ</title>
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	<description>Association française pour l&#039;histoire de la Justice</description>
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	<title>Hommage &#8211; AFHJ</title>
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		<title>Hommage à Jean-Pierre Royer (1936 &#8211; 2026)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[AFHJ]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 14:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hommage]]></category>
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					<description><![CDATA[In memoriam Notre ami Jean-Pierre Royer, doyen honoraire de la Faculté de droit de l’Université de Lille II, est décédé le 15 mai 2026 à l’âge de 91 ans. Membre du comité scientifique de la revue Histoire de la justice, membre d’honneur de l’AFHJ, il en avait été le lauréat par l’attribution du prix Malesherbes [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">In memoriam</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Notre ami Jean-Pierre Royer, doyen honoraire de la Faculté de droit de l’Université de Lille II, est décédé le 15 mai 2026 à l’âge de 91 ans. Membre du comité scientifique de la revue Histoire de la justice, membre d’honneur de l’AFHJ, il en avait été le lauréat par l’attribution du prix Malesherbes en 1996, pour la première édition de son œuvre maîtresse : Histoire de la justice en France, PUF, 1995. Cet ouvrage, qu’il avait voulu collectif à partir de la 4ème édition en 2010, est devenu au fil du temps la référence incontournable d’une discipline qui renouvelait l’approche des historiens de droit en s’ouvrant à l’interdisciplinarité1. <br>Après sa thèse L&rsquo;Eglise et le Royaume de France au XIVe siècle d&rsquo;après le « Songe du Vergier » et la jurisprudence du Parlement (LGDJ, 1969), Jean-Pierre Royer a été reçu à l’agrégation d’histoire du droit en 1970, dans la même promotion que son ami Bernard Durand, avec lequel il s’est initié au droit colonial. Sa carrière universitaire a été marquée par ses travaux pionniers et la dynamique collective qu’il a su constamment renouveler après avoir créé en 1985, avec sa collègue Renée Martinage, le Centre d’histoire judiciaire de Lille II, devenu une Unité mixte de recherches (UMR) labellisée par le CNRS2. Il a, très tôt, beaucoup apporté à l’étude historique et politique de la magistrature,&nbsp;avec La société judiciaire depuis le XVIIIe&nbsp;siècle et Juges et notables au XIXe&nbsp;siècle3.<br>La magistrature européenne progressiste lui doit l’organisation à Lille, en 1982, du premier grand colloque européen, dont les Actes ont été publiés dans Etre juge demain4, suivis d’une recherche comparative pionnière, ainsi que par la création de l’association MEDEL (Magistrats Européens pour la Démocratie et les Libertés5). Jean-Pierre Royer, universitaire respecté et engagé, qui croyait en la jeunesse étudiante et en la justice a multiplié les vocations et siégé dans onze jurys du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature. Superbe orateur, il a séduit, durant plus de trois décennies, des amphithéâtres de l’ENM en donnant envie aux jeunes magistrats de servir une institution rénovée sans forcément ressembler à leurs aînés. <br>On retrouvera dans des Mélanges qui lui ressemblent, Figures de justice, études publiées en l’honneur de Jean-Pierre Royer6, les contributions de toute nature qui lui sont consacrées et sa volumineuse bibliographie. L’homme de culture et du bien-vivre entre amis, l’homme du livre, de la musique, de la peinture, l’homme qui aimait les citoyennes et les citoyens, l’amoureux de la Révolution française s’enflammait pour défendre tout à la fois Marie-Antoinette et Robespierre. Jean-Pierre Royer, qui avait horreur de l’injustice, s’est passionné pour l’avocat-gladiateur Fernand Labori défendant Dreyfus7. Sa dernière conférence, pour l’AFHJ, à la Cour de cassation, a été consacrée au procureur André Mornet coupable d’avoir fait condamner à mort Mata-Hari8. Jean-Pierre Royer admirait Robert Badinter, mais aussi le bâtonnier de Chaumont, Robert Bocquillon, qui avait eu le courage de défendre Patrick Henry devant la cour d’assises de Troyes, et il est allé, discrètement, des années durant, visiter des détenus en maison centrale. Son dernier article publié a été celui écrit dans Les chemins de l’abolition de la peine de mort, consacré aux femmes, parmi lesquelles on retrouve évidemment ses chères Marie-Antoinette et Mata-Hari9. <br>La disparition de Jean-Pierre Royer, le grand juriste du «&nbsp;gai savoir&nbsp;» universitaire, l’homme qui aimait toutes les libertés, laisse ses amis devant un grand vide. L’AFHJ adresse à son épouse, Danièle, ainsi qu’à toute la famille du Professeur Jean-Pierre Royer, ses très sincères condoléances.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Jean-Paul JEAN<br>Président de chambre honoraire à la Cour de cassation<br>Vice-président de l’AFHJ</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/JPR-Bibliographie-Jean-Pierre-ROYER.pdf">Bibliographie (Travaux de Jean-Pierre Royer)</a></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-2 wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-medium is-style-default"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1077" height="1436" data-id="6184" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_01-edited.png" alt="" class="wp-image-6184" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_01-edited.png 1077w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_01-edited-225x300.png 225w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_01-edited-768x1024.png 768w" sizes="(max-width: 1077px) 100vw, 1077px" /><figcaption class="wp-element-caption">Portrait de Jean-Pierre Royer</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" data-id="6183" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_02-edited-1024x683.png" alt="" class="wp-image-6183" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_02-edited-1024x683.png 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_02-edited-300x200.png 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_02-edited-768x512.png 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_02-edited.png 1447w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean-Pierre Royer et Pierre Truche</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="563" height="751" data-id="6190" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_03-edited.jpg" alt="" class="wp-image-6190" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_03-edited.jpg 563w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/J-P_ROYER_03-edited-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 563px) 100vw, 563px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean-Pierre Royer en robe universitaire</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="750" height="1000" data-id="6186" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-5-Jean-Pierre-Royer-et-Claude-Gauvard-a-la-Sainte-Chapelle-2019.jpg" alt="" class="wp-image-6186" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-5-Jean-Pierre-Royer-et-Claude-Gauvard-a-la-Sainte-Chapelle-2019.jpg 750w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-5-Jean-Pierre-Royer-et-Claude-Gauvard-a-la-Sainte-Chapelle-2019-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Jean-Pierre Royer et Claude Gauvard à la Sainte Chapelle, (2019)</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="6187" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-4-Jean-Pierre-Royer-devant-le-buste-de-Me-Labori-Ordre-des-avocats-cour-dappel-de-Paris-2008-pjoto-de-JPJ-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6187" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-4-Jean-Pierre-Royer-devant-le-buste-de-Me-Labori-Ordre-des-avocats-cour-dappel-de-Paris-2008-pjoto-de-JPJ-1024x768.jpg 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-4-Jean-Pierre-Royer-devant-le-buste-de-Me-Labori-Ordre-des-avocats-cour-dappel-de-Paris-2008-pjoto-de-JPJ-300x225.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-4-Jean-Pierre-Royer-devant-le-buste-de-Me-Labori-Ordre-des-avocats-cour-dappel-de-Paris-2008-pjoto-de-JPJ-768x576.jpg 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-4-Jean-Pierre-Royer-devant-le-buste-de-Me-Labori-Ordre-des-avocats-cour-dappel-de-Paris-2008-pjoto-de-JPJ.jpg 1333w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean-Pierre Royer devant le buste de Me Labori (Ordre des avocats, cour d&rsquo;appel de Paris, 2008)</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="6188" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-6-Jean-Pierre-Royer-Jean-Paul-Jean-et-Denis-Salas-en-Corse-2004.jpg" alt="" class="wp-image-6188" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-6-Jean-Pierre-Royer-Jean-Paul-Jean-et-Denis-Salas-en-Corse-2004.jpg 1000w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-6-Jean-Pierre-Royer-Jean-Paul-Jean-et-Denis-Salas-en-Corse-2004-300x225.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-6-Jean-Pierre-Royer-Jean-Paul-Jean-et-Denis-Salas-en-Corse-2004-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean-Pierre Royer, Jean-Paul Jean et Denis Salas en Corse (2004)</figcaption></figure>
</figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">In Memoriam (Hommage de l’Association des historiens des Facultés de droit) :&nbsp;<a href="https://assohfd.fr/in-memoriam-jean-pierre-royer/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://assohfd.fr/in-memoriam-jean-pierre-royer/&amp;source=gmail&amp;ust=1781345665733000&amp;usg=AOvVaw2dIlnb9IgC7c2soOLaMcii">https://assohfd.fr/in-<wbr>memoriam-jean-pierre-royer/</a></p>



<div style="height:22px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Vidéo : entretien donné par Jean-Pierre Royer en 2022 (CLAMOR/Criminocorpus) :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Un historien du droit engagé. Entretien avec Jean-Pierre Royer" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/tVtv34V-_fQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Henri Leclerc (1934-2024) </title>
		<link>https://afhj.fr/me-henri-leclerc-avocat-honoraire-au-barreau-de-paris-president-1995-2000-puis-president-dhonneur-2000-2024-de-la-ligue-des-droits-de-lhomme/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=me-henri-leclerc-avocat-honoraire-au-barreau-de-paris-president-1995-2000-puis-president-dhonneur-2000-2024-de-la-ligue-des-droits-de-lhomme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AFHJ]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 07:50:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hommage]]></category>
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					<description><![CDATA[Me Henri Leclerc, avocat honoraire au barreau de Paris, président (1995-2000) puis président d&#8217;honneur (2000-2024) de la Ligue des droits de l’homme.   Henri Leclerc a commencé sa carrière aux côtés de l&#8217;avocat Albert Naud, qui lui lègue sa bibliothèque, que ce dernier avait lui-même reçue du Président Raymond Poincaré. Avocat depuis 1955, ancien secrétaire [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Me Henri Leclerc, avocat honoraire au barreau de Paris, président (1995-2000) puis président d&rsquo;honneur (2000-2024) de la Ligue des droits de l’homme.</p>


<div> </div>
<div><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-5180 alignleft" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/09/Image-HLeclerc-300x178.png" alt="" width="300" height="178" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/09/Image-HLeclerc-300x178.png 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/09/Image-HLeclerc-1024x609.png 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/09/Image-HLeclerc-768x457.png 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/09/Image-HLeclerc.png 1054w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Henri Leclerc a commencé sa carrière aux côtés de l&rsquo;avocat Albert Naud, qui lui lègue sa bibliothèque, que ce dernier avait lui-même reçue du Président Raymond Poincaré. Avocat depuis 1955, ancien secrétaire de la Conférence, ancien membre du conseil de l&rsquo;Ordre des avocats de Paris, il a été président de la Ligue française pour la défense des droits de l&rsquo;homme et du citoyen de 1995 à 2000 et président d’honneur de 2000 à 2024. Il a accompagné le mouvement social, aux côtés des paysans travailleurs, des mineurs de fond, de la CFDT, des militants luttant pour l&rsquo;amélioration des conditions de détention et a dénoncé les conditions de détention dans les prisons de haute sécurité. Fondateur en 1973 du cabinet Ornano (devenu en 1994 la SCP Henri Leclerc et Associés), il traverse tous les grands procès (du Docteur Diallo, de Richard Roman, etc.) Il a plaidé pour la défense de clients célèbres, « de Lucien Léger à Dominique Strauss-Kahn en passant par les révoltés de Mai 68 », comme le rappelle son éditeur à l&rsquo;occasion de la réédition en format poche de son livre <em>La parole et l&rsquo;action </em>retraçant plus d&rsquo;un « demi-siècle de combats judiciaires, politiques éthiques, menés avec l&rsquo;éloquence de l&rsquo;orateur passionné et la rigueur du juriste », livre devenu un ouvrage de référence. En même temps, il interviendra dans des affaires de droit pénal financier, assistant de grandes banques poursuivies pour blanchiment, de droit pénal de l’environnement, comme l’affaire de l’Amoco Cadiz, de droit pénal aérien, comme la catastrophe aérienne du Mont Saint Odile, ou dans des affaires de santé publique, comme le procès de l’hormone de croissance. Henri Leclerc a écrit dans de nombreuses revues juridiques et a été l’un des contributeurs réguliers de Légipresse, revue spécialisée en droit de la presse et la communication. La promotion 2015-2016 de l&rsquo;Ecole de Formation du Barreau de Paris, dont il est le parrain, porte son nom. Membre de la Commission nationale consultative des droits de l&rsquo;homme, commandeur de la Légion d&rsquo;honneur, Henri Leclerc était devenu avocat honoraire en 2021.</div>
<div> </div>
<ul>
<li>Lire la <a href="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/09/B-Ader_Henri_Leclerc_etait_Churchill_des_avocats.pdf"><strong>tribune de Me Basile Ader</strong></a>, avocat au Barreau de Paris, vice-président de l’AFHJ, parue dans <em>Le Monde </em>du 2 septembre 2024 : « Henri Leclerc était le Churchill des avocats »</li>
<li>Lire l’<a href="https://droit.cairn.info/revue-histoire-de-la-justice-2020-1-page-125?lang=fr"><strong>article de Me Henri Leclerc</strong></a> intitulé « La justice perdue et retrouvée : l’affaire Jules Durand », paru dans Claude Gauvard, dir. <em>Punir et réparer en justice, du XVe au XXIe siècle</em>, Histoire de la justice, n°30, 2020, p. 125-131. </li>
<li>Lire dans <em>Les Cahiers de la Justice</em> (2019/1, p. 147-160) l’<a href="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/09/entretien-avec-henri-leclerc_Cahiers_Justice_.pdf"><strong>entretien accordé par Me Henri Leclerc</strong></a> à Jean Danet, membre du Conseil national de la magistrature, à l’occasion de la parution de son ouvrage <em>La parole et l’action</em>.</li>
<li>
<div>Réécouter l’<a href="https://www.courdecassation.fr/agenda-evenementiel/le-centenaire-de-la-rehabilitation-de-jules-durand"><strong>intervention de Me Henri Leclerc</strong></a> en clôture du colloque organisé par l’AFHJ, le 18 juin 2018, à la Cour de cassation, à l’occasion du centenaire de la réhabilitation de Jules Durand.</div>
</li>
<li>Voir le numéro 207 de la revue <em>Droits &amp; Libertés</em> intitulé « Etat de droit. Fragilisation inquiétante », dont vous pouvez découvrir le sommaire grâce au lien ci-contre :  <a href="https://www.ldh-france.org/dl-numero-207/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.ldh-france.org/dl-numero-207/&amp;source=gmail&amp;ust=1734513361481000&amp;usg=AOvVaw2JIp14eeGJDuvh7v2GO7x8">https://www.ldh-france.org/<wbr />dl-numero-207/</a></li>
</ul>


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Robert Badinter (1928-2024)</title>
		<link>https://afhj.fr/robert-badinter-1928-2024/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=robert-badinter-1928-2024</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AFHJ]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 16:25:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hommage]]></category>
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					<description><![CDATA[Fondateur et Président d’honneur de l’AFHJ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fondateur et Président d’honneur de l’AFHJ</strong></p>


<figure id="attachment_4860" aria-describedby="caption-attachment-4860" style="width: 443px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4860" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/RBadinter-2.jpg" alt="" width="443" height="214" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/RBadinter-2.jpg 633w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/RBadinter-2-300x145.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 443px) 100vw, 443px" /><figcaption id="caption-attachment-4860" class="wp-caption-text">Photo by Catherine GUGELMANN / AFP</figcaption></figure>
<p>À l’occasion du 40<sup>ème</sup> anniversaire de l’abolition de la peine de mort en 2021, Robert Badinter raconte, dans l’entretien qu’il a donné à Sylvie Humbert, Hervé Leuwers et moi-même pour notre ouvrage <em>Les Chemins de l’abolition de la peine de mort. De Cesare Beccaria à Robert Badinter </em>(La Documentation française, 2023), la journée du 30 septembre 1981. En ce jour de vote de l’abolition au Sénat, il se trouve à la place où siégeait Victor Hugo dans l’Hémicycle. Au moment où s’affiche le résultat du vote, il pose sa main sur la plaque commémorative de l’écrivain, comme pour sentir sa présence. Il est 12h50. À cette date, le vœu d’une « abolition pure, simple et définitive » qu’ils partagent se réalise enfin. Il conclut l’entretien d’une voix presque murmurée. « Il faisait beau, ce matin ; le brouillard était dissipé… Je suis sorti du Sénat, j’ai parcouru le jardin du Luxembourg où il y avait des enfants qui étaient là et jouaient, je me suis assis et je les ai regardés, j’ai eu un sentiment particulier si fort… la peine de mort n’existait plus, c’était fini ».</p>
<p>Robert Badinter nous quitte aujourd’hui après avoir accompli sa mission avec le même sentiment de plénitude. Avocat familier des prétoires, il fait de l’histoire judiciaire, de ses rites et de ses acteurs sa passion prédominante. Garde des sceaux, il demande le dossier de Landru, criminel notoire de la Belle Epoque, et s’indigne en apprenant qu’il n’a pas été versé aux archives. Dans un ministère sans souci de sa mémoire et de son patrimoine, il crée alors l’Association Française pour l’Histoire de la Justice, longtemps placée sous la présidence de Pierre Truche, à qui il avait confié l’accusation dans le procès de Klaus Barbie.</p>
<p>Chez lui, l’histoire s’écrit au présent. Par ces deux passions conjointes, celle de l’histoire et celle de la justice, il lie le goût des archives aux combats de son temps. Le temps court de la réforme s’éclaire par le temps long de l’héritage. Son bureau n’est-il pas orné des traces des combats d’hier et d’aujourd’hui : le décret de l’abolition de l’esclavage en 1791, le texte original de la Déclaration des droits de l’homme, le fac-similé du « J’accuse » de Zola dans <em>L’Aurore</em>, mais aussi les multiples pièces autographes ou dessins de presse sur l’abolition de 1981 ?</p>
<p><strong>« Le devoir d’ingratitude »</strong></p>
<p>Il suffit d’avancer dans l’ombre discrète de sa bibliothèque pour mesurer sa contribution à l’œuvre de justice. Les textes sont sous nos yeux. Celui du recours individuel permettant aux citoyens de saisir la Cour européenne des droits de l’homme en 1981. Celui du protocole de la Convention européenne qui interdit, en 1986, le rétablissement de la peine de mort. Ceux de la commission pour la paix dans l’ex-Yougoslavie qu’il préside en 1992. Sur son bureau figure son dernier ouvrage, <em>Vladimir Poutine. L’accusation</em> (Fayard, 2023), écrit avec Bruno Cotte et Alain Pellet, qui dresse un acte d’accusation impitoyablement argumenté contre le président russe. Face à la guerre d’agression livrée en 2022 à l’Ukraine, comme jadis lors de la guerre dans les Balkans, chaque fois que l’Europe est menacée, il rappelle que la paix passe par la justice. « J’ai la nuque raide en matière de justice et de droit », a-t-il l’habitude de dire.</p>
<p>Sa conception du rôle du Conseil constitutionnel est celle d’un contrepouvoir face aux pouvoirs élus, dans l’esprit de Condorcet. Dans un pays qui célèbre volontiers l’autorité de l’Etat, il veut imposer la dimension libérale qui manque à notre démocratie. Non sans conflit ouvert, en période de cohabitation, avec la majorité politique du moment. Il dira, en guise de boutade, que la France n’est pas le pays des droits de l’homme, mais, seulement, de la Déclaration des droits de l’homme. Dans cet esprit, il cultive « le devoir d’ingratitude » à l’égard de l’autorité de nomination, tout en veillant à ce que les passions politiques ne réduisent pas les libertés fondamentales. C’est ainsi qu’il fera entrer une culture judiciaire chargée d’histoire dans l’âge démocratique.</p>
<p>À chaque fois que les libertés sont menacées, sa conviction se meut en action militante. Il aspire à une France « terre des libertés, qui se doit d’être exemplaire ou de renoncer à être elle-même ». Historien « républicain, laïc et juif », dont le père fut déporté à Sobibor, il rappelle souvent l’alliance du judaïsme avec la liberté, si précieuse pour un peuple voué à tant de persécutions. Il n’est pas étonnant qu’on remarque dans un coin de sa bibliothèque la copie de l’arrêté qui accorde la nationalité française à son père, Simon Badinter. Sans cesse, chez lui, on rencontre l’histoire comme aiguillon de l’action politique et du questionnement intellectuel.</p>
<p><strong>L’aide aux victimes</strong></p>
<p>Cette dialectique connaît pourtant des limites. Comme garde des sceaux, Robert Badinter veut réformer les prisons. La tâche est difficile tant ce « défenseur des assassins » passe pour le « ministre le plus impopulaire du gouvernement ». Il supprime les quartiers de haute sécurité (QHS), instaure les parloirs libres et installe les écrans de télévision dans les cellules, mais, on le sait moins, il crée le premier service d’aide aux victimes dans son ministère. À ces oubliées de la justice que sont les victimes, à l’indifférence bureaucratique de l’institution, il offre pour la première fois un espace de reconnaissance et de réparation. On mesure aujourd’hui, lors des procès du terrorisme que nous connaissons, l’ampleur de cette innovation que rien, à l’époque, ne permettait d’imaginer.</p>
<p>Reste qu’il ne peut réaliser la réforme pénitentiaire qu’il espère. Le regard de l’historien de <em>La Prison républicaine</em> (Fayard, 1992) se teinte d’amertume. Il y voit « une loi d’airain » : la prison ne saurait offrir aux détenus une condition meilleure que celle des hommes libres, sauf à renoncer à sa fonction de dissuasion. À défaut de réformer la prison, faute de pouvoir s’en passer, il faut donc écrire, témoigner, témoigner encore et toujours. Le pessimisme de l’écrivain aura raison, sur ce point, de l’élan réformateur du ministre.</p>
<p>Son regret reste de ne pas avoir doté la justice d’un musée à la hauteur de son histoire multiséculaire. De cette institution trop longtemps délaissée par la République, à l’activité largement méconnue, immergée dans des rituels d’un autre âge, que savent nos concitoyens ? Comment les générations futures pourraient-elles s’en approcher et vaincre cette défiance sans disposer d’une œuvre mémorielle et pédagogique ? Comment faire comprendre qu’un procès équitable est le garant de nos libertés et le creuset de la citoyenneté ? Le collectionneur passionné qu’il fut s’en console, mais le citoyen lucide s’en désole. Si l’œuvre de justice est inaccomplie, c’est peut-être qu’elle est devant nous, comme le suggère la parole biblique que Robert Badinter aime citer : « La justice tu chercheras ardemment ».</p>
<p><strong>Denis Salas</strong>, président de l’Association Française pour l’Histoire de la Justice</p>
<p>Cet hommage a été publié dans l’édition du journal <em>Le Monde</em> du 10 février 2024 ; voir le lien ci-dessous :</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/02/10/robert-badinter-a-fait-entrer-une-culture-judiciaire-chargee-d-histoire-dans-l-age-democratique_6215849_3232.html">https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/02/10/robert-badinter-a-fait-entrer-une-culture-judiciaire-chargee-d-histoire-dans-l-age-democratique_6215849_3232.html</a></p>


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<hr class="wp-block-separator has-text-color has-alpha-channel-opacity has-background" style="background-color:#a20300;color:#a20300"/>



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<h2 class="wp-block-heading has-text-color has-link-color wp-elements-3fac60231e1fbea65d997e1b5bcf30d7" style="color:#a50300"><strong>Hommage de la Cour suprême du Bénin à Robert Badinter, juillet 2025</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.ahjucaf.org/news/lhommage-de-la-cour-supreme-du-benin-robert-badinter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/Badinter-JPJ-image-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-5605" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/Badinter-JPJ-image-1-1024x683.jpg 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/Badinter-JPJ-image-1-300x200.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/Badinter-JPJ-image-1-768x512.jpg 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/02/Badinter-JPJ-image-1.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><strong><a href="https://www.ahjucaf.org/news/lhommage-de-la-cour-supreme-du-benin-robert-badinter">Hommage de la Cour suprême du Bénin à Robert Badinter, juillet 2025</a></strong></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Alain Moreau (1936-2021)</title>
		<link>https://afhj.fr/alain-moreau-1936-2021/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=alain-moreau-1936-2021</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AFHJ]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2021 18:22:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hommage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://afhj.fr/?p=3545</guid>

					<description><![CDATA[Notaire honoraire, vice-président de l'AFHJ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-3546 alignleft" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2021/09/PHOTO-A-Moreau-258x300.jpg" alt="" width="258" height="300" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2021/09/PHOTO-A-Moreau-258x300.jpg 258w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2021/09/PHOTO-A-Moreau.jpg 622w" sizes="auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px" />Notre ami et vice-président de l’AFHJ, Me Alain MOREAU, notaire honoraire, est décédé le 30 juin dernier au terme d’une brève et implacable maladie&nbsp;; toute son existence avait été marquée du sceau de son amour de l’histoire et de celle du droit et du notariat en particulier, sa passion pour sa ville de La Rochelle et, enfin, par son immense intérêt pour les orgues, dont il avait hérité de son père, organiste à Paris.</p>
<p>Il représentait depuis 1987 le Conseil supérieur du Notariat au sein du Bureau de l’Association française pour l’histoire de la justice, dont il était une figure marquante en tant que vice-président, poste qu’il occupa jusqu’à son décès&nbsp;; l’AFHJ s’associe, en cette douloureuse circonstance, à la peine de sa famille et de tous ses proches et amis.</p>
<p>Ses titres sont trop nombreux pour être tous évoqués&nbsp;: citons toutefois sa présidence de l’Institut international d’histoire du notariat, sa qualité de membre permanent de l’Union internationale du notariat latin (UINL) et les présidences de la Commission des archives notariales au sein du Conseil supérieur des archives et de celle de la société des Amis des archives de France&nbsp;; il est, en outre, auteur de nombreux ouvrages et articles sur l’histoire du notariat français et étranger, et titulaire de plusieurs décorations.</p>
<p>L’engagement de Alain Moreau au sein de l’AFHJ a pu se concilier avec l’amour de sa ville de La Rochelle et ses fonctions de président de l’Association des Amis des archives de Charente-Maritime, pour l’organisation, les 24-25 janvier 2020, du colloque «&nbsp;L’esclave&nbsp;: de la marchandise au sujet de droit&nbsp;», dans le cadre des «&nbsp;Journées régionales d’histoire de la Justice&nbsp;», avec l’appui du Conseil départemental de la Charente-Maritime, de la municipalité de La Rochelle, des Archives de Charente-Maritime et de plusieurs associations locales d’érudits. Le succès de cette manifestation dut beaucoup à son implication personnelle et à l’énergie qu’il sut déployer pour mobiliser les acteurs institutionnels et scientifiques, et se clôtura par un magnifique concert en l’église Saint-Sauveur, dont l’orgue du XVIIIème siècle avait été rénové en 2015, sous l’égide de l’association Sol (Sauvegarder l’orgue à La Rochelle) qu’il présidait.</p>
<p>Jean-Paul Jean, vice-président de l’AFHJ</p>
<p>et Philippe Caillé, membre du Bureau de l’AFHJ</p>
<p>Cf&nbsp; <a href="https://afhj.fr/evenements/colloques-tables-rondes/#moreau">Colloque organisé à La Rochelle le 24-25 janvier 2020</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Jean-Claude Farcy (1945-2020)</title>
		<link>https://afhj.fr/hommage-a-jean-claude-farcy-1945-2020/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=hommage-a-jean-claude-farcy-1945-2020</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AFHJ]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 13:38:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hommage]]></category>
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					<description><![CDATA[Hommage à Jean-Claude Farcy (1945-2020) / Historien (CNRS) - Prix Malesherbes 1994
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Historien (CNRS) &#8211; Prix Malesherbes 1994</p>


<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2778 alignleft" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/10/Jean-Claude-Farcy-300x216.jpg" alt="" width="300" height="216" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/10/Jean-Claude-Farcy-300x216.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/10/Jean-Claude-Farcy.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Normalien (ENS de Saint-Cloud, 1966-1970) et agrégé d’histoire (1969), Jean-Claude Farcy a débuté sa carrière comme professeur de lycée (en 1970, à Chartres), puis est devenu responsable du service éducatif des Archives départementales d’Eure-et-Loir, avant d’être recruté au CNRS en 1987. Chargé de recherche (au sein de la section 33), il sera successivement rattaché à l’université Paris-10 (Centre d’histoire de la France contemporaine), puis à l’université de Bourgogne, dans le cadre du Centre Georges Chevrier (devenu depuis lors Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche «&nbsp;Sociétés, Sensibilités, Soin&nbsp;» &#8211; UMR 7366), où il demeura jusqu’à sa retraite en 2011.</p>
<p>Si le premier thème de recherche auquel il s’est consacré a été celui de l’histoire rurale, d’abord dans le cadre d’une thèse de doctorat d’État consacrée aux <em>Paysans beaucerons du XIXè siècle</em> (Chartres, Société archéologique d’Eure-et-Loir, 1989, 2 t.), puis à travers plusieurs études consacrées au salariat agricole (<em>La moisson des autres. Les salariés agricoles aux XIXe et XXe siècles</em>, Paris, Créaphis/Rencontres à Royaumont, 1996), aux migrations (<em>La mobilité d’une génération de Français. Recherche sur les migrations et les déménagements vers et dans Paris à la fin du XIXe siècle</em>, Paris, INED, 2003) ou à la jeunesse (<em>La jeunesse rurale dans la France du XIXe siècle</em>, Paris, Éditions Christian, 2004), l’essentiel des travaux menés par Jean-Claude Farcy a été centré sur l’histoire de la justice et du crime à l’époque contemporaine.</p>
<p>Alternant la publication d’instruments de recherche novateurs, d’articles de fonds (plus d’une centaine) et d’ouvrages de référence, Jean-Claude Farcy nous lègue une production scientifique considérable. Parmi celle-ci, on distinguera le <em>Guide des archives judiciaires et pénitentiaires, 1800-1958</em> (Paris, CNRS éditions, 1992), pour lequel il obtint en 1994 le prix Malesherbes, décerné par l’Association Française pour l’Histoire de la Justice dont il fut un membre fidèle et actif. Ce travail, issu d’une vaste enquête qu’il mena seul et en trois ans (en partenariat avec le Conseil de la recherche du ministère de la Justice, préfiguration du GIP-Mission de recherche <em>Droit &amp; Justice</em>), trouvera un prolongement dans une non moins monumentale bibliographie de l’histoire de la justice, publiée sous le titre <em>2 siècles d’histoire de la justice en France. Notices Bibliographiques</em> (Paris, CNRS Éditions, 1998, CD-Rom).</p>
<p>D’autres outils de recherche et de belles synthèses suivront&nbsp;: <em>L’histoire de la justice française de la Révolution à nos jours. Trois décennies de recherches</em> (Paris, PUF, 2001), qui constitue un éclairant panorama des chantiers ouverts (et restant à explorer) d’une histoire alors en plein essor&nbsp;; le <em>Code civil, 1804-2004</em> (Paris, Litec, 2004, en collaboration avec Alain Wyffels), qui rassemble, sous forme de CD-Rom, toutes les versions du Code civil depuis deux siècles&nbsp;; mais également plusieurs bases de données consacrées au personnel judiciaire (<em>Annuaire rétrospectif de la magistrature</em>, 2010) ou aux victimes des répressions du XIXè siècle&nbsp;: en 2012, les<em> Inculpés des insurrections de juin 1848,</em> en 2013, les<em> Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851</em>, et en 2019, <em>La répression judiciaire de la Commune de Paris&nbsp;: des pontons à l’amnistie (1871-1880)</em>.</p>
<p>Outre de très nombreux comptes-rendus d’ouvrages (parmi lesquels ceux de Denis Salas, président de l’AFHJ&nbsp;: <em>La Foule innocente</em>, Paris, Desclée de Brouwer, 2018, paru dans la revue <em>Histoire de la Justice</em>, n°30, 2019, ou bien <em>Erreurs judiciaires</em>, Paris, Dalloz, 2015, paru dans la revue en ligne du site Criminocorpus en décembre 2016) et des articles traitant des sources judiciaires, du fonctionnement de la justice, de son personnel, de la délinquance juvénile, de la criminalité, la prison ou la peine de mort, Jean-Claude Farcy nous laisse plusieurs publications majeures sur les discours de rentrées judiciaires aux XIXè et XXè siècles (<em>Magistrats en majesté</em>, Paris, CNRS, 1998), sur le rôle des parquets sous le Second Empire (<em>Les rapports des procureurs généraux de la Cour d’appel de Dijon, décembre 1849 &#8211; juillet 1870</em>, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2003) ou sur la criminalité en milieu rural (<em>Meurtre au bocage. L&rsquo;affaire Poirier, 1871-1874</em>, Chartres, Société archéologique d&rsquo;Eure-et-Loir, 2013, dans lequel il démontre avec finesse qu’à travers le prisme judiciaire, il est possible d’entrevoir le fonctionnement d’une société, de percevoir ses hiérarchies et structures sociales, mais aussi ses solidarités et tensions).</p>
<p>Au-delà de ses propres travaux, Jean-Claude Farcy ne dédaignait pas les collaborations scientifiques fécondes, comme en attestent nombre de colloques (organisés notamment à Dijon par Benoit Garnot, à Angers par Jacques-Guy Petit ou à Poitiers avec Frédéric Chauvaud) et certaines publications emblématiques&nbsp;: <em>L’enquête judiciaire en Europe au XIXe siècle. Acteurs, imaginaires, pratiques </em>(Paris, Créaphis, 2007, avec Jean-Noël Luc et Dominique Kalifa)&nbsp;; <em>Le juge d’instruction. Approches historiques</em> (Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2010, avec Jean-Jacques Clère)&nbsp;; ou l’<em>Atlas du crime à Paris, du Moyen Âge à nos jours</em> (Paris, Parigramme éditions, 2015, réalisé également avec Dominique Kalifa). En 2016, il avait participé au colloque organisé par l’AFHJ à Rouen, sur le thème Punir et réparer, de Jeanne d’Arc à nos jours («&nbsp;Erreur judiciaire et réforme de la justice au XIXè siècle&nbsp;», dans <em>Punir et réparer en justice du XVè au XXIè siècle</em>, Claude Gauvard, dir., Paris, La Documentation française, 2019, p. 179-193). Tout récemment encore, il avait fait paraitre dans la revue Criminocorpus, une étude novatrice et stimulante sur «&nbsp;Une source inédite : le registre des enfants de la Commune de Paris (1871)&nbsp;»&nbsp;; ultime témoignage de son incroyable talent à irriguer la recherche en suggérant de nouveaux terrains d’exploration scientifique.</p>
<p>Tous les universitaires et chercheurs qui ont eu la chance de le côtoyer peuvent attester que Jean-Claude Farcy était doté d’une puissance de travail hors du commun et doué d’une écriture limpide, au service d’une grande érudition. Mais ce chercheur au savoir encyclopédique avait aussi le souci de la transmission des connaissances au plus grand nombre, comme en témoigne la publication de quelques ouvrages de vulgarisation&nbsp;: <em>Les sources judiciaires de l’époque contemporaine, XIXe-XXe siècles</em> (Paris, Bréal, 2007)&nbsp;; <em>Histoire de la justice en France de 1789 à nos jours</em> (Paris, La Découverte, 2015)&nbsp;; ou encore <em>Archives judiciaires et généalogie</em> (Paris, Archives &amp; Culture, 2018). C’est aussi cette volonté de valoriser l’histoire de la justice qui le poussa à s’investir dans le développement du site Criminocorpus, portail sur l’histoire des crimes et des peines, dont il fut membre du comité de rédaction dès 2005 et rédacteur en chef de 2011 à 2013.</p>
<p>Modèle de rigueur et exemple de modestie, Jean-Claude Farcy était attentif à chacun, et particulièrement aux sort et travaux des jeunes chercheurs. Toujours à l’écoute et disponible, il était d’une gentillesse extrême à l’égard des doctorants et postdoctorants, auxquels il prodiguait volontiers ses judicieux conseils. Homme très discret, il préférait indéniablement l’ombre à la lumière, mais tous ceux qui ont eu le privilège de travailler (ou simplement d’échanger) avec lui sont unanimes à reconnaître que derrière cette retenue pudique se cachait une éthique personnelle et professionnelle exemplaires. Chercheur remarquable, animé par «&nbsp;le goût de l’archive&nbsp;» et le plaisir d’en dévoiler les ressources, Jean-Claude Farcy était un grand historien de la justice. Il est décédé le 2 août 2020, laissant la discipline orpheline d’une de ses plus emblématiques figures.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Site <strong><u><a href="https://criminocorpus.org/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Criminocorpus</a></u></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Dominique Kalifa (1957-2020)</title>
		<link>https://afhj.fr/deces-de-dominique-kalifa/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=deces-de-dominique-kalifa</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AFHJ]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 16:17:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hommage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://afhj.fr/?p=2699</guid>

					<description><![CDATA[Professeur d’histoire contemporaine
à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, membre de l’AFHJ
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne,</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>membre de l’AFHJ</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2708 size-medium alignleft" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Kalifa-300x197.jpg" alt="" width="300" height="197" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Kalifa-300x197.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Kalifa.jpg 350w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Dominique Kalifa a choisi de nous quitter ce 12 septembre, le jour de son anniversaire. Il avait 63 ans. Nous respectons la liberté de son choix, mais nous sommes tristes. Infiniment tristes d’avoir perdu ce compagnon de l’histoire de la justice, ce vif-argent de notre Association, membre du jury du prix Malesherbes, qui apportait régulièrement ses jugements précis et nuancés, assortis de son enthousiasme. Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d’Histoire, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il avait succédé à Alain Corbin et où il dirigeait le Centre d’Histoire du XIX<sup>e</sup> siècle, membre senior de l’Institut universitaire de France, son enseignement rayonnait et ses élèves étaient nombreux. Nous étions fiers de sa réputation, nationale et internationale, que sa modestie et son attention aux autres cachaient soigneusement.<br>L’histoire du crime et des criminels était au cœur de sa recherche, qu’il menait à travers les archives judiciaires, les faits divers, la littérature, toutes les formes de récits qui lui permettaient de saisir comment la société, en France et en particulier à Paris, pendant un long XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle, s’est imaginée et a imaginé le monde. Depuis sa thèse de doctorat d’État, soutenue sous la direction de Michelle Perrot et publiée en 1995, <em>L’Encre et le Sang. Récits de crimes et société à la Belle Époque</em> (Fayard), jusqu’à son dernier livre paru, qui s’interrogeait sur <em>l’Histoire des noms d’époque</em> (Gallimard 2020), seul ou en collaboration, ce travailleur acharné n’a cessé de faire partager sa vision d’un monde sensible et son amour de l’écriture. Historien engagé, il a traduit en actes ses convictions. Tout en s’interrogeant sur la monstruosité du crime, il a fait sortir de l’ombre ces truands qui avaient la cour des miracles pour seul refuge, ces exploités de l’armée coloniale, tel Biribi, ces petites gens et ces marginaux qui étaient le revers de la Belle Époque, sa période de prédilection. Même en se revêtant des habits de ce maître du crime qu’était Fantômas, dont il connaissait tous les secrets, donner la parole aux bas-fonds n’est pas si simple. Merci, Dominique, pour cette belle leçon d’histoire de la justice que notre Association se fait un devoir de poursuivre.</p>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Claude Gauvard</strong>, &nbsp;professeur émérite d&rsquo;histoire du Moyen Âge à l&rsquo;université Paris I Panthéon-Sorbonne, vice-présidente de l&rsquo;AFHJ</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dominique Kalifa</strong> – <a href="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Bibliographie_Kalifa.pdf">Bibliographie&nbsp;</a></p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Pierre Truche  (1929-2020)</title>
		<link>https://afhj.fr/deces-de-monsieur-pierre-truche/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=deces-de-monsieur-pierre-truche</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AFHJ]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 09:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hommage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://afhj.fr/?p=2523</guid>

					<description><![CDATA[Premier président honoraire de la Cour de cassation - Président d’honneur de l’AFHJ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Premier président honoraire de la Cour de cassation, Président d’honneur de l’AFHJ.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lundi 28 septembre 2020, en Grand&rsquo;chambre de la Cour de cassation, à compter de 17h.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des raisons techniques, la retransmission en direct de cet hommage n’a pu avoir lieu, mais vous pouvez découvrir grâce au lien ci-dessous les discours prononcés par&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <a href="https://www.courdecassation.fr/publications_26/prises_parole_2039/discours_2202/premiere_presidente_9506/pierre_truche_45523.html?var_mode=calcul" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mme Chantal Arens</a>, Première présidente de la Cour de cassation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <a href="https://www.courdecassation.fr/publications_26/prises_parole_2039/discours_2202/molins_procureur_9037/pierre_truche_45524.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">M. François Molins</a>, Procureur général près la Cour de cassation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.courdecassation.fr/toutes-les-actualites/2021/04/20/hommage-pierre-truche-1929-2020">https://www.courdecassation.fr/toutes-les-actualites/2021/04/20/hommage-pierre-truche-1929-2020</a></p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<figure id="attachment_2526" aria-describedby="caption-attachment-2526" style="width: 247px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2526" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/03/truche_barbie-300x198.png" alt="" width="247" height="163" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/03/truche_barbie-300x198.png 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/03/truche_barbie-768x506.png 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/03/truche_barbie.png 834w" sizes="auto, (max-width: 247px) 100vw, 247px" /><figcaption id="caption-attachment-2526" class="wp-caption-text">© Lyon mag</figcaption></figure>
<p>Le nom de Pierre Truche restera associé au procès de Klaus Barbie. Les 29 et 30 juillet 1987, dans la salle des pas perdus du palais de justice de Lyon, après un réquisitoire de six heures, il avait eu ces mots : «  Le temps n’a pas joué le rôle d’oubli. Ni individuellement ni collectivement. Les mères pleurent toujours leurs enfants. Certains déportés sont venus vous dire qu’ils ne dormaient plus depuis quarante ans. La sanction doit être utile, car il faut que l’on comprenne la notion de crime contre l’humanité et qu’elle entre dans notre civilisation ».</p>
<p>Au cours d’une longue carrière au parquet, Pierre Truche fut procureur général près la cour d&rsquo;appel de Lyon, puis près la Cour de cassation (1987), avant de devenir Premier président de cette même Cour en 1996. S’il choisit cette ultime fonction au siège, c’est qu’il voit dans le procureur avant tout un magistrat. Ne voulait-il pas intituler son livre <em>Juger, être jugé</em> (2001) tout simplement <em>Magistrat</em> ? L’essentiel, pour lui, est d’agir en toutes circonstances selon ce qui convient au « bien de la justice », expression qu’il affectionnait tout particulièrement.</p>
<p>La réflexion sur l’œuvre de justice l’a toujours animé. Président de la Commission de réflexion sur la justice (1997) puis de la Commission nationale consultative des droits de l&rsquo;homme (1999) et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité  (2001-2006), il a conféré à ces institutions son autorité morale et suggéré nombre de réformes. Comme président, à la suite de Robert Badinter, de l’Association française pour l’histoire de la justice (1998-2015), il a toujours guidé nos activités avec le souci permanent de souligner la part du magistrat dans l’histoire de la justice.</p>
<p>Pierre Truche était Grand-Croix de la Légion d’honneur.</p>
<p>Dans un communiqué, Madame Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice, a tenu à rendre hommage à l’homme qui, « par ses discours et ses interventions, a marqué des générations de magistrats », Pour notre part, nous voudrions souligner l’homme de culture, l’ami des peintres et des cinéastes, mais aussi l’historien (auteur de <em>l’Anarchiste et son juge,</em> 1994). Il fut pour, nous durant ces années, l’humble compagnon de nos travaux, sans cesse en dialogue avec les universitaires qui ont croisé notre chemin.</p>
<p>Loin de l’image qu’on se fait d’un avocat général, il a souvent plaidé en faveur de la non-violence et de la médiation. Aspirant à une justice à la hauteur des défis de l’histoire et du présent, il pensait qu’un humanisme sobre devait guider les actes et paroles du magistrat. Les aphorismes qui concluent ses ouvrages comme son tout dernier recueil de poèmes brefs <em>Traces</em> (novembre 2019) en sont le témoignage. Dans un « sonnet testamentaire » qu’il nous avait confié en janvier dernier, on peut lire ces vers :</p>
<p style="text-align: center;"><em>« Partir partir disparaître</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ici ne plus jamais être</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ciel et mer sans couleurs</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Temps sans minutes ni heure…</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ce n’est que sur terre en soi</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Que l’on doit trouver sa voie »</em></p>
</p>


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<p>Inauguration à Lyon, le 4 juillet 2024, de la <em><strong>« Passerelle Pierre Truche</strong></em><strong> »</strong>.</p>
<p>Enjambant la Saône, cette passerelle part de la presqu’île (entre Saône et Rhône) et arrive face au Palais de justice historique de Lyon, qui abrite la cour d’appel et la cour d’assises du Rhône.</p>
<ul>
<li>Extrait de l’intervention de Bruno Cotte, président de l’Académie des Sciences morales et politiques, président honoraire de la chambre criminelle de la cour de Cassation :</li>
</ul>
<p>« Je suis heureux de ce rapprochement symbolique du grand magistrat [Pierre Truche] et du grand avocat [Paul Bouchet], dans une ville, «ma» ville, qui jusqu’ici honorait plutôt ses hommes politiques, ses grands scientifiques et ses grands médecins mais ne prêtait guère attention à ses juristes ; le couple « Pierre et Paul » s’imposait ! Il aura fallu près de quatre années mais on y est arrivé ! »</p>
<ul>
<li><a href="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Le_progres_05-07-24.pdf">Lire l&rsquo;article paru le 5 juillet 2024 dans <em>Le Progrès</em></a></li>
<li>Photos de l&rsquo;inauguration :</li>
</ul>


<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="953" data-id="5142" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche1-1024x953.jpg" alt="" class="wp-image-5142" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche1-1024x953.jpg 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche1-300x279.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche1-768x715.jpg 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche1-1536x1430.jpg 1536w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche1-2048x1906.jpg 2048w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche1-270x250.jpg 270w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Allocution de Bruno Cotte</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="446" data-id="5143" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche2-1024x446.jpeg" alt="" class="wp-image-5143" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche2-1024x446.jpeg 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche2-300x131.jpeg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche2-768x335.jpeg 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche2-1536x670.jpeg 1536w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche2-2048x893.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La plaque portant le nom de Pierre Truche</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="859" data-id="5144" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche3-1024x859.jpeg" alt="" class="wp-image-5144" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche3-1024x859.jpeg 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche3-300x252.jpeg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche3-768x644.jpeg 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche3-1536x1288.jpeg 1536w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2020/09/Truche3-2048x1718.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La passerelle « Pierre Truche »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="5163" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_170951-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-5163" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_170951-1024x768.jpg 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_170951-300x225.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_170951-768x576.jpg 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_170951-1536x1152.jpg 1536w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_170951-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Discours d&rsquo;un élu lyonnais</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="5164" src="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_174601-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-5164" srcset="https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_174601-1024x768.jpg 1024w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_174601-300x225.jpg 300w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_174601-768x576.jpg 768w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_174601-1536x1152.jpg 1536w, https://afhj.fr/wp-content/uploads/2024/07/20240704_174601-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Passerelle du Palais de Justice &#8211; Pierre Truche</figcaption></figure>
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