L'AFHJ publie annuellement la revue Histoire de la Justice, disponible auprès de la Documentation française et de Cairn.

Le projet scientifique historique et littéraire de la revue est précisé dans les Recommandations aux auteurs.

L'AFHJ a également publié des livres et ouvrages, et appuiela publication d'autres revues et ouvrages en matière d'histoire de la justice.

Avec son projet "Archives Orales", l'AFHJ a lancé en 2012 une série de vidéos réalisées avec de grands témoins de la magistrature.

 

  

« La plume et le prétoire. Quand les écrivains racontent la justice »
Sous la direction de Denis Salas
N° 23 de la revue « Histoire de la justice », parue à la Documentation française dans la Collection « Histoire de la justice », également disponible @ Cairn.info.

La Justice, le droit et les tribunaux ont toujours exercé un pouvoir de fascination sur les romanciers. Jules Verne, Alexandre Dumas, François Mauriac, Jean Giono, André Gide…. de nombreux écrivains se sont intéressés à ces sujets. Comment ont-ils perçu la Justice ? Cet ouvrage propose un tour d’horizon de leurs différentes visions.


Très tôt dans la littérature, le monde de la justice symbolise une puissance redoutée. L’arbitraire des juges, le fanatisme de la répression, les conditions d’incarcération sont ses thèmes privilégiés. Les clercs médiévaux, Villon, Rabelais en dressent un sombre tableau. Le spectre de la torture et de la peine de mort y est oppressant. La monarchie y ajoutera la censure. Le temps de la contestation ne viendra qu’à la fin du XVIIIème siècle. Avec Voltaire, pour la première fois, cette justice arbitraire est dénoncée. Purgée de ses excès après la Révolution, sa fonction répressive se perpétue même si le rapport de force a changé.
Car l’écrivain dans les années 1750-1830 est devenu un guide respecté, un leader d’opinion, une figure éminente de l’espace public. A cette place, il bouscule les codes de son temps. S’engage alors un conflit entre la liberté d’expression et les limites que le pouvoir lui impose. Le procès devient le lieu d’un débat indécis, âpre et violent.
Ce débat se poursuit dans les œuvres elles-mêmes. A l’abri de la fiction, l’écrivain y retrouve sa souveraineté. Aux tribunaux bien réels, il oppose la justice telle qu’il l’imagine. Le droit a un souffle narratif que la loi n’a plus. D’Eschyle à Corneille, de Shakespeare à Dickens, de Hugo aux poètes de la Résistance, ce théâtre de la justice met en scène l’espoir d’une loi plus juste. Tel est l’objet de ce livre. Qu’elle soit imaginée dans un récit ou rencontrée dans le prétoire, la justice est la scène d’un conflit entre les droits et la loi. Face à la force injuste de la loi, les héros livrent de beaux combats. Violence et puissance sont toujours au premier plan. Modération, tolérance, compréhension dessinent son horizon.

Avec les contributions de Boris Bernabé, Christian Biet, Anne-Sophie Chambost, Dominique Foyer, Gérard Gengembre, Sylvie Humbert, Alain Jumeau, Yvan Leclerc, Jérôme Michel, Florence Richter, Jean-Pierre Royer, Denis Salas, Gisèle Sapiro, Sandra Travers de Faultrier, André Vauchez.
Préface de Vincent Lamanda

VDP-BC23