Calenda Histoire

  1. Les recherches sur les radicalités militantes et les politiques publiques qui leur sont dédiées ont connu un nouvel élan avec la résurgence du djihadisme en Europe, en réponse aux demandes sécuritaires des institutions qui les financent, et cela influe inévitablement sur leurs problématiques. Nombre de recherches(-actions) en cours proposent d’identifier les ressorts du passage et/ou du renoncement à la radicalité, tout en étant parfois soumises à des exigences particulières d’opérationnalité (détection, évaluation, contre-discours, efficacité des programmes de désengagement…). Il importe dans ce sillage d’aussi interroger les effets quelquefois non maitrisés de la réponse publique sur le cours de l’action militante radicale : les dynamiques d’escalade qu’elle peut nourrir, mais aussi de désescalade qu’elle peut rechercher et qu’une approche comparative est particulièrement encline à révéler. Ce colloque ambitionne ainsi de faire dialoguer chercheurs et décideurs publics dans une réflexion doublement transversale, puisqu’elle appréhende horizontalement des radicalités militantes porteuses d’idéologies différentes (extrêmes gauches, extrêmes droites, djihadismes, etc.), tout en questionnant leurs évolutions en miroir des actions publiques qui leurs sont consacrées.
  2. Il est aujourd’hui couramment admis qu’il existerait un socle de professions sociales « établies » dont les bases cognitives, les modes d’action et les formations seraient clairement définis par l’État. Cependant, le travail social et, depuis quelques années, l’intervention sociale sont loin de constituer un domaine d’activités stabilisé. S’y trouve un ensemble de pratiques et de métiers distincts, dont les frontières sont souvent floues.
  3. La notion de précarité a fait l'objet d'un investissement important dans les sciences sociales françaises. D’abord, depuis l’expérience de pays de tradition plus libérale où la « flexibilité » serait vécue de manière plus positive, la notion de précarité peut paraître moins efficiente pour analyser les situations d’emploi de pays moins administrés que la France. Ensuite, des groupes militants se sont appropriés les mots de la précarité pour en faire des autodéfinitions positives, valorisant les capacités d’autonomie des « précaires » et dénonçant les connotations compassionnelles de la « précarité ». À ces mises en cause, on peut ajouter une question d’ordre général : les perspectives politiques, qu’implique la notion de précarité, sont-elles toujours actuelles ? Sa prise empirique et critique se limite-t-elle aux sociétés salariales déclinantes ? Est-elle encore éclairante pour penser les hybridations et les activités informelles qui foisonnent dans les « ruines » laissées par le capitalisme industriel ?...
  4. Dans le cadre du projet « À partir d'Ovide », l'association culturelle Rodopis organise un colloque titré Metamorfosi: identità in smottamento (Metamorphosis: the Landslide of Identity), qui aura lieu à Urbino (Italie) le 30 novembre et 1 décembre 2017. Le colloque se propose d'analyser dans une perspective multidiscliplinaire (la participation de sociologues, anthropologues, historiens, philosophes, experts de littératures anciennes et modernes est souhaitée) les problèmes posés par les notions d'indentité, alterité, transformation, soit à partir de l'examen de cas d'études, soit à partir d'une perspective epistémologique.
  5. Il y a 50 ans, le 19 décembre 1967, était finalement adoptée en France la loi Neuwirth légalisant l’usage de la contraception. L’objectif du colloque « Genre et contraception » est de faire un état des lieux des savoirs et d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche sur les multiples enjeux des pratiques contraceptives et abortives, dans une perspective de genre et en prenant en compte l’imbrication avec d’autres rapports de domination (classe, race, âge, handicap). Il vise la mise en commun des travaux des multiples disciplines qui s’intéressent à la contraception (démographie, sociologie, histoire, anthropologie, sciences politiques, épidémiologie, etc.).