Mission Droit et justice

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  1. Nathalie Dion, maître de conférences en droit privé à l’Université d’Orléans Nul n’échappe au conflit et donc à la nécessité de la médiation. Celle-ci fascine, inquiète, sans cesser de questionner sur sa pertinence dans un monde en proie aux poussées de violence et d’individualisme. Qu’est-ce que la médiation ? Quelle spécificité présente-t-elle parmi les modes alternatifs de résolution des différends ? Que peut-elle nous apporter individuellement et collectivement ? Loin de la réduire à un simple compromis, à un instrument opportun de désengorgement des tribunaux, cet essai souligne la puissance subtile de la médiation à l’époque contemporaine. En effet, horizontale, globale, restaurative et créative, elle rend possible un enrichissement et une transformation de la réponse judiciaire. Démultipliant les perspectives, privilégiant dialogue et coopération, elle tente d’insuffler du sens, de la reliance et de l’humanité. C’est un défi, assurément. Et nous ne saurions nous en affranchir. Car en mouvement dans les faits et dans les consciences, la médiation apparaît désormais comme une exigence intérieure et sociétale, un changement de paradigme. 246 pages 24 euros À paraître en mai 2018 Éditions Mare & Martin
  2. Composition du jury du Prix Vendôme – 2018 Rémy HEITZ Président du Jury Directeur des Affaires criminelles et des Grâces Ministère de la Justice   Ombeline MAHUZIER Cheffe du pôle d’évaluation des politiques pénales-DACG Ministère de la Justice   Laetitia BRUNIN Représentante du Secrétaire général du ministère de la Justice Adjointe à la sous-directrice de la statistique et des études (SDSE)   Un représentant de l’Administration pénitentiaire Ministère de la Justice   Sandrine ZIENTARA-LOGEAY Directrice de la Mission de recherche Droit et Justice Inspectrice générale adjointe des services judiciaires   Pascal BEAUVAIS Professeur de droit privé et sciences criminelles Co-directeur du Centre de droit pénal et de criminologie (CDPC(EA3982) Université de Paris Nanterre   Sylvie CIMAMONTI Professeure de droit privé et de sciences criminelles Co-directrice du Laboratoire de droit privé et de sciences criminelles (LDPSC-EA4690) Université d’Aix-Marseille   Jean DANET Avocat honoraire Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles Université de Nantes   Nicolas DERASSE Maître de conférences en histoire du droit Membre du Centre d’Histoire Judiciaire (CHJ-UMR8025) Université de Lille 2  
  3. Présentation de l’éditeur Remplacement des avocats par des robots, disparition des notaires, résolution des conflits en ligne, justice prédictive, état civil tenu par la blockchain, généralisation des contrats en bitcoins échappant à tout contrôle (et à toute taxation) : le numérique n’en finit pas de bouleverser la justice en inquiétant les uns et en enthousiasmant les autres. Plutôt que de proposer un bilan de ces innovations, nécessairement prématuré, ce livre tente de situer l’épicentre anthropologique d’une déflagration provoquée par l’apparition d’une nouvelle écriture qu’il faut bien désigner comme une révolution graphique. La justice digitale alimente un nouveau mythe, celui d’organiser la coexistence des hommes sans tiers et sans loi par un seul jeu d’écritures, au risque d’oublier que l’homme est un animal politique. Antoine Garapon est magistrat et secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice. Il est l’auteur, aux PUF, de Démocraties sous stress (avec Michel Rosenfeld, Puf, 2017) et de Deals de justice (avec Pierre Servan-Schreiber, Puf, 2013). Jean Lassègue est chercheur au CNRS, attaché à l’Institut Marcel Mauss (EHESS, Paris). Ses travaux portent notamment sur l’informatique comme étape dans l’histoire de l’écriture (Turing, Les Belles Lettres, 1998). Sommaire Introduction Première partie – Qu’est-ce que la justice digitale ? Chapitre I. – Une révolution graphique Chapitre II. – L’ordre graphique Chapitre III. – Un fait social total Chapitre IV. – Un nouveau droit naturel Chapitre V. – La blockchain, révolution dans la révolution Deuxième partie – Ce que la justice digitale fait à l’idée de justice Chapitre VI. – La quatrième dimension de l’audience Chapitre VII. – Juges inanimés, avez-vous une âme ? Chapitre VIII. – Une fonction prédictive ? Chapitre IX. – Lorsque la loi disparaît… Chapitre X. – Jugements sous influence Chapitre XI. – Le grand ajustement Troisième partie – Ce que l’idée de justice commande à la justice digitale Chapitre XII. – La justice à cœur Hors collection , 368 pages.  21€
  4. Attention, à partir de la session d’automne, la Mission change sa politique de soutien des colloques. Pour en savoir plus