L'AFHJ publie annuellement la revue Histoire de la Justice, disponible auprès de la Documentation française et de Cairn.

Le projet scientifique historique et littéraire de la revue est précisé dans les Recommandations aux auteurs.

L'AFHJ a également publié des livres et ouvrages, et appuiela publication d'autres revues et ouvrages en matière d'histoire de la justice.

Avec son projet "Archives Orales", l'AFHJ a lancé en 2012 une série de vidéos réalisées avec de grands témoins de la magistrature.

 

  

"Territoires et lieux de justice"

sous la direction de M. Jacques Poumarède

Présentation DF : La première partie de l’ouvrage qui regroupe les actes de ces journées, est consacrée à l’origine des territoires de justice et à la longue évolution des ressorts judiciaires. Comment s’est opéré l’ancrage territorial des pouvoirs judiciaires des seigneurs féodaux ? Quels efforts de rationalisation ont été tentés par la monarchie de l’Ancien Régime ? Comment a été dessinée à l’époque révolutionnaire la carte judiciaire de la France moderne et quels débats a-t-elle suscités tout au long des XIXe et XXe siècles ? Autant de questions abordées ici, avec une cartographie originale, et une attention particulière portée aux juridictions méridionales – dont celle de Toulouse, véritable capitale judiciaire.

"la Chronique judiciaire"

sous la direction de M. Denis Salas

Présentation DF : Cette étude pluridisciplinaire sur la chronique judiciaire répond aux questionnements portant sur la représentation de la justice. L'imaginaire judiciaire de l'Ancien régime permet-il d'avoir un regard critique de l'institution, sacralisée à l'extrême ? Lorsque le procès entre dans l'espace public, le regard porté sur la justice change. Au cours de la deuxième moité du XIXe siècle, avec la publicité des audiences criminelles et l'avènement d'une presse de masse va naître la chronique judiciaire. Quels sont les liens entre le récit de procès et la littérature, le cinéma, la télévision ? Tout cela relance le débat de la médiatisation judiciaire et de son impact. Tels sont quelques uns des thèmes débattus lors des Journées régionales d'histoire de la justice organisées à la Cour d'appel de Douai, les 20 et 21 novembre 2009 dont cet ouvrage publie les textes enrichis par les plus récents travaux de recherche.

"les penseurs du Colde civil"

sous la direction de Mme Claude Gauvard

Présentation DF : Une approche historique et juridique sur la genèse du Code civil - Le Code civil est issu d'une rupture, celle de 1789. Son contenu est le fruit de travaux préparatoires où, de Cambacérès à Portalis, se sont illustrés de grands serviteurs de l'État, tandis que Napoléon en a stimulé l'achèvement. Le Code s'inspire aussi de la politique législative et judiciaire du XVIIIe siècle, dont d'Aguesseau, avocat général puis chancelier de Louis XV, a été le promoteur.
Mais la cohérence du Code relève d'apports plus subtils : elle est le fruit d'une culture juridique, celle de penseurs dont la formation et la pratique s'enracinent dans une tradition multiséculaire où l'art oratoire se mêle à la scolastique médiévale. En mettant l'accent sur la pensée juridique qui sous-tend la réalisation du Code, ce livre prétend donc éclairer comment, et parfois de façon contradictoire, se sont noués les fils qui unissent les dispositions de l'ancien droit et celles du nouveau droit codifié.

"la Justice de l'épuration"

 

Présentaiton DF : Un document inédit rassemblant les travaux d'historiens, d'universitaires et de magistrats, accompagnés de nombreux témoignages - Un climat de peur et de chaos domine l'année 1944. Peur des bombardements, des exactions, d'une guerre civile. Peur qui se nomme vengeance, délation, lynchage. Des listes noires circulent. Dans les rues s'affichent la liesse de la délivrance et le besoin du châtiment. C'est l'année des derniers spasmes de la barbarie nazie. C'est aussi l'année où Paris est libéré dans un climat insurrectionnel, où l'on tond des femmes en pleine rue, où Combat exige l'épuration immédiate pour commencer la révolution. Dans cette spirale naît la justice de l'épuration. Fruit de quelques ordonnances, c'est une justice de salut public. Peuplée en grande partie de jurés communistes, elle remplit une mission patriotique. Les prétoires sont des scènes privilégiées où se heurtent des finalités contradictoires, où s'épanche mal la partialité des victimes. Le besoin de justice sý confond avec le culte rendu aux morts de la Résistance. C'est ce parcours accidenté qu'interroge cet ouvrage qui fait suite à "La Justice des années sombres". Quelles sont les juridictions de l'épuration légale ? Quel bilan tirer de leur œuvre si controversée ? Peut-on comprendre le procès de Pucheu sans les fusillés de Châteaubriant et la figure de Guy Môquet ? Quel fut le comportement des magistrats et avocats dans cette tourmente ? Et surtout comment ont-il affronté l'ambivalence de ces temps déraisonnables : châtier les traîtres, offrir un exutoire à une population en colère, et en même temps, retrouver le fil de la légalité, refonder l'État, bâtir une nouvelle communauté politique ?